Jordan n’a rien trouvé de mieux que de ressortir un billet du fin fond des cavernes. Si vous avez la flemme de lire son billet, le titre illustre parfairement son propos : www, c’est le mal.
Je dois reconnaitre que ma vision de la chose est completement différente.
Pour reprendre vaguement le principe du domaine, il s’agit en réalité, de mon point de vu, de la cession d’un espace de nommage afin de simplifier l’accès au web.
Je vais donc reprendre quelques bases. Le DNS (ou Domain Name System) n’est en réalité qu’un simple annuaire. Par convention, il a été choisit (pas par moi) qu’un annuaire possède au moins cinq caractéristiques : optimisation pour la lecture, stockage des informations via un modèle distribué, extension des types d’information, recherche avancée et réplication. Mais pas de panique, je n’irais pas jusqu’au X.500.
Je vais juste utiliser le modèle d’information et le modèle de nommage d’un autre type d’annuaire assez connu : LDAP. Plus précisement, le LDIF (LDAP Interchange Format) défini par la RFC 2849. J’ai choisi cette analogie car elle correspond à la fonction première des DNS : un annuaire ; LDAP est un annuaire assez répandu et relativement connu.
Mais avant, d’où viennent les DNS. Les DNS datent de l’époque du début d’ARPAnet. A ce moment, le NIC (du SRI pour les puristes) avait la charge de maintenir le fichier HOST.TXT (le fameu). Assez rapidement, ce système de nommage a montré ses limites d’où les DNS.
Revenons tout de même à notre LDAP. Le plus haut niveau d’entrée de l’arbre DNS est les extensions (par exemple : org), ensuite vient le nom (par exemple : tralala). Ainsi, nous obtenons le nom distinctif de LDAP, dans notre cas : dn: dc=tralala,dc=org. Pour faire simple : dc =~ domaine/racine. Donc, si vous suivez toujours org est aussi un domaine/racine. Ainsi, le serveur DNS dont l’entrée racine est org ne répond que pour ses entrées filles directes, en l’occurence tralala.org.
Considéront que tralala.org possède aussi un serveur DNS pour la racine dn: dc=tralala,dc=org (ou la zone racine tralala.org). Il n’a pas besoin de répondre aux requètes destinées à dn: dc=org car c’est le serveur DNS dont la racine est org qui est conserné.
Pour ceux qui connaissent LDAP, je le sais, j’ai simplifié énormement voir assimiler certaines notions. Mais dans le cas des annuaires, c’est celui que je connais le mieux et sa nommenclature est de bien meilleure qualité à mon goût. Elle permet aussi de clarifier les choses du fait de sa qualité.
Intéréssons nous de nouveau à l’objet de ce billet : le www. A la suite de ce que j’ai énoncé plus tôt, org (dn: dc=org) est un domaine. Or, pour n’importe quel webnautes (pour reprendre le néologisme de Jordan) digne de ce nom, il ne viendrait pas à l’idée de tenter d’aller sur le domaine org (dn: dc=org). Logique, il s’agit d’une extension ou plus précisement d’une racine de l’arbre DNS.
Ainsi, par analogie, il est inutile de tenter de se connecter à tralala.org (dn: dc=tralala,dc=org). De plus, le www est issue du “World-Wide-Web” qui, par convention, a été réduit en “www”. Avec ce ou (Organizatinal Unit), nous obtenons ainsi dn: ou=www,dc=tralala,dc=org. Les conventions de nommage ont défini le dn: ou=www,dc=tralala,dc=org (www.tralala.org) comme la racine du site internet. Ce sont d’ailleurs les mêmes convetions qui ont fait que ou=mail, ou=smtp ou ou=pop (etc) sont assimilés aux transports divers et variés d’e-mail ; ou=ntp pour les serveurs NTP, etc.
D’où à mon goût la légitimité du www dans un domaine. Passont maintenant au cas où dn: dc=tralala,dc=org, donc le domaine brut sans aucun sous domaine. Des navigateurs qui ont, à mon goût, correctement appréhendés le principe des DNS ajoute le www dans le cas où la racine n’existe pas. Mais pourquoi le champ DNS de la racine a été renseigné et affiche normalement un contenu identique. Pour répondre à cela, je pense qu’il faut, entre autre, se pencher sur la nature humaine. En effet, par nature, nous sommes des fainéants. Ainsi, pourquoi faudrait-il taper sur quatre touches supplémentaires alors qu’il est tout à fait possible de s’en passer. Mais je ne penses pas qu’il s’agisse de la seule raison. Internet (au sens d’un réseau global) s’étant démocratisé, ce n’était plus le domaine exclusif des initiés (ou informaticiens par exemple). En outre, ce type de notion logique, du point de vu de l’annuaire, est devenu inadaptée voir ambigüe pour la majorité. Ainsi pour lever toute ambigüité et simplifier, il a été plus ou moins convenu de confondre ces deux dn.
Ainsi, voici pourquoi je suis en contradition avec le billet de Jordan. C’est pourquoi, je conseille d’inciter à utiliser le www et surtout les deux pointages (tralala.org et www.tralala.org) affichent le même contenu.

je suis assez d’accord avec toi, de plus, je sais plus où je l’ai lu mais c’est a confirmer car je suis pas sur mais si un domaine avec ou sans www qui pointe sur la même page peut avoir des conséquences sur le pagerank de google (comme dit plus haut c’est à confirmer, j’arrive plus à me souvenir où est-ce que j’ai lu ceci) !
petit point en plus, le www, est aussi un host avant tout, si on mettait blog à la place de www ben ce serait aussi un host alors on peut soit mettre les deux sur la même machine ou soit chacun sur une machine spécifique !
al.
Pour le référencement, c’est en fait que le www agit comme un sous domaine. Si tu as 2 accès à la même page, un avec www et l’autre sans, ce sera 2 ressources différentes et le référencement sera moins performant. Le www est donc nuisible au référencement. Il doit donc être rédirigé vers la version sans www (redirection 301). Après si ça vous plaît de taper www à chaque fois vous faites une redirection du domaine sans www vers celui avec www.
toujours intéressant tds billets
“pour reprendre le neologisme de jordan” : ça m’a quelque opeu fait sourire
bonnencontinuation !